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INAUGURATION DES 4 EOLIENNES D’ANTOIGNE
Antoigné, le 19 juin 2010, 10 h 30 :
« Pluie fine et brise légère… juste de quoi faire tourner sans bruit les éoliennes », c’est ainsi que commence l’article du Courrier de l’Ouest relatant, l’inauguration des 4 éoliennes d’Antoigné, le 19 juin 2010.
Le promoteur a oublié d’indiquer si, à ce moment précis, c’était bien le vent qui les faisait tourner… on peut se poser la question.
Vent d’Anjou avait décidé d’être symboliquement présent pour montrer son opposition à cette arnaque écologique et financière.
Après avoir parlementé avec les forces de l’ordre, pour distribuer leurs tracts, nos militants se regroupent sur le chemin communal, à la limite du terrain privé sur lequel se déroule l’inauguration.
Photo © Catherine Faure
Rassemblement des militants de Vent d’Anjou avantdistribution des tracts.Une cérémonie privée où les convives ne sont pas tous d’accord.
Car c’est bien d’une cérémonie privée qu’il s’agit.
Une cérémonie privée au cours de laquelle un certain nombre d’élus sont venus se réjouir d’un énorme transfert d’argent public dans des mains privées, sous le fallacieux prétexte de sauver la planète, et sans la moindre considération pour les riverains.
Au premier rang de ces élus se trouve, comme le précise l’article du Courrier de l’Ouest, « Eric Mousserion, premier magistrat d’Antoigné et propriétaire d’une des parcelles ayant reçu (par un imprévisible hasard : Ndlr de Vent d’Anjou) l’un de ces moulins de métal ».
Mais les élus locaux des communes voisines, dans leur grande majorité, ont eu la décence de s’abstenir de participer à ces agapes. Et parmi ceux qui sont venus, certains font entendre leur réserve, notamment celle du Conseil Général du Maine-et-Loire par la voix de Dominique Monnier : « Le Conseil Général n’a pas pris la décision d’aider l’éolien, mais davantage la biomasse et le photovoltaïque ».
Photo © Catherine Faure
Le conseiller général, Dominique Monnier, en discussion avec une militante de Vent d’Anjou :
« Le Conseil Général ne soutient pas l’éolien, mais le photovoltaïque et la biomasse ».Vent d’Anjou dérange de plus en plus.
Visiblement, notre présence dérange. Le promoteur envoie ses collaborateurs pour discuter.
Tous très jeunes et bien propres sur eux.
Mais, incapables d’avancer le moindre argument sérieux, ils se contentent, imperturbables, de répéter : « Vous n’êtes pas en possession des bonnes informations », « Nous faisons cela parce que c’est bon pour la nature ». Derrière nous des invités retardataires arrivent, en 4×4, immatriculés dans les Yvelines (Versailles peut-être).
Elle a bon dos la nature, non ? Notre présence dérange de plus en plus.
On nous demande, sans succès, de retirer nos dossards jaunes. Enfin, le promoteur ne trouve rien d’autre que de nous envoyer d’accortes personnes, une coupe de champagne à la main, pour nous inviter à participer à ce mémorable moment.
Nous opposons un refus catégorique : « Nous ne buvons pas de ce vin-là ! ».
Paul Loupias au secours des éoliennes : « Il y enaura d’autres »
Pendant ce temps-là, à l’intérieur des tentes dressées pour l’occasion, le promoteur a trouvé un allié en la personne de Paul Loupias, ex-maire de Montreuil-Bellay. Après un cours de démocratie (« La majorité a heureusement toujours raison », fort à propos le lendemain du 18 juin…, 70 ans après le discours très minoritaire de de Gaulle) qui fait sourire les militants de Vent d’Anjou, et un discours digne du maire de Clochemerle vantant le progrès symbolisé par les vespasiennes contre l’église à laquelle il les a adossées, Paul Loupias lâche sa bombe : « Il y aura d’autres parcs comme celui-là dans le canton ».
Ça, c’est le vrai scoop de la journée ! Le problème, c’est que Paul Loupias, décidément bien facétieux, n’a pas précisé où les efforts conjugués de la technique et de la démocratie allaient les installer ! Maintenant, il va falloir jouer au jeu, lui aussi très démocratique, dit de « la patate chaude ».
Manifestement l’ex-maire de Montreuil-Bellay ne sait pas, ou bien fait semblant de ne pas savoir, qu’une partie du canton – Le Puy-Notre-Dame, Vaudelnay, Saint-Macaire-du-Bois – se trouve dans une entité paysagère protégée, dans le prolongement de la vallée du Layon, définie comme impropre à la construction d’éoliennes.
A moins qu’il ne compte sur un possible déclassement des zones protégées, comme à Chavagnes-les-Eaux.
De même, l’ex-maire de Montreuil-Bellay feint d’ignorer que nombre de municipalités sont hostiles à l’implantation d’éoliennes sur leur commune et ont même formalisé leur opposition par un vote, comme à Epieds. Plusieurs parcs, ce n’est pas rien.
Parce que plusieurs parcs, c’est au moins deux. Et puis parce que désormais, depuis le Grenelle 2, un parc c’est au minimum 5 éoliennes.
C’est donc un minimum de 10 éoliennes (à moins que les règles de la démocratie montreuillaise ne perturbent définitivement celles de l’arithmétique) que notre visionnaire envisage en plus sur le canton.
Alors, où vont bien pouvoir être installées ces 10 éoliennes ?
Voyage au pays du bon goût ! Un fonctionnaire de l’Etat a déclaré au cours des débats de la commission pour l’élaboration du schéma éolien régional : « Les éoliennes structurent le paysage ».
Les Montreuillais peuvent désormais admirer, juste à côté de chez eux, le « paysage restructuré » que l’on envisage d’étendre pour eux.Midi.
Les meilleures choses ayant une fin, les premiers invités commencent à s’éclipser.
Les militants deVent d’Anjou décident de laisser là les convives du promoteur, futur millionnaire avec l’argent des
contribuables et des consommateurs.
Photo © Jacques Sigot
Le ruban de la machine à pomper l’argent du contribuable va être coupé.
Minuit.Le vent s’est levé, les éoliennes tournent vraiment.
Depuis le hameau de Mué on les entend nettement !
Les habitants auront du mal à trouver le sommeil.
Nous nous déplaçons sur la départementale, au niveau des machines.
Le bruit remplit l’habitacle de notre véhicule : c’est celui d’un train tout proche.
Les invités sont partis, laissant les indigènes à leur triste sort : qu’elles étaient belles et silencieuses ce matin quand ils avaient un verre à la main !
Photo © Catherine Faure
Vue de la plaine à partir du hameau de Mué (commune d’Antoigné), au pied des machines inaugurées le 19 juin : encore un paysage que d’autres éoliennes pourraient bientôt « restructurer » -
Vent d’ANJOU sur TF1
Éoliennes une nuisance visuelle pour les riverains le reportage :
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Bonjour tout le monde !
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